15.04.2008

Thétis, esclave de l’île aux dragons

Devenue la propriété du noble Ioren Val, séduisant et puissant homme de cour d’Imrryr, la Cité qui rève, capitale du Glorieux Empire de Melniboné, Thétis découvre sa nouvelle vie.

Finie sa condition de captive d’un navire après avoir été préalablement enchaînée par des pillards, là c’est l’esclavage « grand luxe ». Elle peut y découvrir tous les raffinements d’un peuple qui fut le plus civilisé du monde mais aussi assurément le plus cruel et le plus inhumain.

Soumise aux moindres désirs d’Irella, puissante sorcière et accessoirement épouse d’Ioren Val, Thétis découvre l’envers du décor : esclaves torturés au bon vouloir de la maîtresse de maison, décadence extrême de celle-ci, cruauté extrême, tous les ingrédients sont réunis pour un séjour inoubliable…

En compagnie de Dorine, esclave qui fut la maîtresse forcée de Ioren et dont elle a un fils (cause d’une partie de la méchanceté  d’Irella à son égard d’ailleurs), voilà Thétis mandée en compagnie d’hommes de garde et d’autres esclaves dans les territoires du centre de l’île, depuis longtemps abandonnés.

Là ils doivent trouver une fleur dont Irella a besoin pour un de ses onguents.

Bien entendu, Irella a oublié de leur dire que cette quète était fort dangereuse.

En effet, s’aventurer dans l’intérieur des terres luxuriantes et depuis longtemps abandonnées de cette île de sorciers n’est pas de tout repos.

Entre les dangers naturels et les fantômes de melnibonéens hantant leurs ruines, qui décident de s’amuser un peu en convoquant des goules avides de la chair fraîche des « randonneurs », l’expédition tourne vite au cauchemar.

C’est donc avec un effectif réduit de moitié qu’ils arrivent à la fameuse grotte de l’oubli, objectif de leur voyage…

C’est une grotte en plein air ou se trouvent des fleurs aux formes bizarres dont Thétis saura plus tard qu’elles portent dans leur conception la marque du chaos : 8 feuilles et un octogone qui se trouve en leur centre pour les relier.

L’odeur qui se dégage de cet endroit est très forte et au bout d’un certain temps à ramasser ces fleurs à la valeur inestimable, on se met à somnoler…

Quand tout le monde est bien groggy, des évènements étranges ont lieu : les murs se recouvrent de lierre et s’animent et les personnages se retrouvent bien vite entourés de racines. Derrière ce qui semble être un autel on voit apparaître un énorme bulbe visqueux et rosâtre. Alors que c’est le sauve qui peut, la plante passe à l’attaque et réduit encore plus les effectifs grâce à sa technique foudroyante du « j’te chope j’te bouffe ! ».

Les 4 derniers survivants dont Thétis et Dorine se fraient miraculeusement un chemin jusqu’à l’extérieur, ou leur panique croît encore : ils sont doréanvant cernés de plantes gigantesques, qui se dirigent vers eux, les enserrent, les…

Noir total puis lumière criarde  qui les voit se retrouver dans un endroit inconnu qui semble être un temple aux effigies du chaos. Allongé sur l’autel, un jeune homme à la beauté éblouissante qui se redresse et les toise d’une manière amusé en leur disant juste qu’après avoir bien profité du spectacle, lui, Arioch, a décidé que le destin de tous ici n’était pas forcément de mourir maintenant, et qu’il est trop curieux de voir ce que l’avenir peut réserver pour rater cela… « si je vous aide à partir c’est qu’à un moment vous me serez utile à moi comme à mon petit protégé , mais on n’a rien sans rien »

C’est à ce moment que les 3 esclaves se rndent compte que leur 4ème compagnon n’est plu auprès d’eux mais qu’il se retrouve, horrifié à se diriger contre son gré vers Arioch qui plonge la main dans sa poitrine et avale goulûment son cœur alors que du sang  coulant à flots souille son visage auparavant si angélique. Son rire retentit dans le temple tout entier alors que Thétis voit ce qui semble être une issue vers laquelle elle s’empresse de se diriger avec ses compagnons.

S’engouffrant dans l’ouverture, ils arrivent dans un grand couloir. Au bout de celui-ci une nouvelle porte qui les voit ressortir dans une ruelle d’Imrryr, à 2 pas de la demeure d’Ioren Val…

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