25.11.2008
Alfonso épisode 1
Alfonso épisode 1
Je m’appelle Alfonso Angel Gaspard et j’ai 8 ans.
On est en Janvier 1681.
Mon père Alfonso senior, que tout le monde à San Cristobal appelait affectueusement le « Pépé », est mort ces jours-ci à l’âge vénérable de 96 ans.
Coureur de jupons invétéré durant les 80 dernières années, il s’occupait malgré tout toujours bien de moi mais aussi de ma maman, Carlotta, de presque 70 ans sa cadette.
Je n’ai donc plus de papa et je suis là dans cette église toute froide, entouré de notre famille et des nombreux amis du pépé, bien que la plupart de ceux de son époque ils sont enterrés depuis longtemps.
Après on a mangé chez la mama qui nous a tous bourré de tortilla pour essayer de faire passer le chagrin.
Aujourd’hui j’ai fini les leçons avec maman qui a encore des travaux de couture à faire. Muni de quelques piécettes, elle m’a envoyé acheter du pain.
C’est alors que je l’ai vu, ce petit chien. Il est venu me faire la fête et il avait envie de jouer. Alors je l’ai suivi…
Et là, j’aurai du me rappeler des paroles pleines d’à propos de mon papa, qui me disait souvent : « méfie toi des petits cabots, y’en a qui sont gentils mais y’en a d’aut’ qui méritent rien qu’un bon coup d’tatane dans l’arrière-train ! »
Et celui-ci il l’aurait mérité, pour sûr !
Arrivé dans une impasse, le noir total… Et quand j’émerge un peu j’ai mal au crâne. J’ai l’impression d’être ballotté dans une sorte de carriole et j’entends juste quelqu’un qui dit : « il se réveille »
Et pis après c’est encore le noir.
Jusqu’à ce que je me réveille dans une cave humide et sombre dans la quelle je me découvre rapidement des compagnons de galère.
Il y a un garçon avec un léger accent qui s’appelle Marc Knoppfler, il dit qu’il est avalonien et –comme moi- il joue de la guitare.
Il y a aussi une petite fille qui s’appelle Lily et dans le fond de la cave, toute recroquevillée, il y a une vieille femme toute ridée qui ne nous répond pas.
Mark et Lily m’expliquent qu’ils ne viennent pas du même coin que moi mais qu’ils ont tous les 2 subi des trucs bizarres.
Apparemment des types louches viennent les emmener pour leur faire des piqûres une fois attachés à une table.
Et quand ils reviennent leur peau les gratte de partout.
BRRR… ça fait froid dans le dos.
On nous amène à manger et mes amis m’expliquent que c’est après manger que les vilains nous emmènent.
Quand je lâche des jurons dignes de mon papa concernant les filous qui nous détiennent, Marc est étonné et il me dit qu’à mon âge on doit pas parler comme ça.
Alors je lui répond que je vais faire attention, il a peut-être raison.
Les brigands arrivent donc et emmènent Lily malgré mes protestations, puis la ramènent le lendemain matin. L’après midi c’est Marc qu’ils emmènent puis le lendemain c’est moi.
Je me retrouve allongé sur une table et une femme à l’air pas commode s’approche de moi. Quand je lui pose des questions sur le pourquoi du comment des piqûres qu’elle va me faire, elle me dit qu’elle a pas à me répondre.
Alors je lui réponds qu’elle le paiera cher le mal qu’elle fait aux enfants, et quand elle me fait quand même la piqûre j’ai juste le temps de lui cracher au visage et de la traiter de morue.
Quand je me réveille je me sens bizarre et je vois que Marc et Lily vont de mal en pis.
Lily se met à ressembler de plus en plus à la vieille femme, qui –elle- ne semble plus trop bouger.
Marc quant à lui a la peau qui pèle de partout, il a des ongles qui tombe et il a l’air très fatigué.
Alors que Lily est de nouveau emmenée, Marc me dit que, demain, il va essayer de s’enfuir quand ils l’emmèneront.
Alors je pleure longuement ma maman et je prie Théus -malgré ma peau qui me gratte moi aussi- de réussir à m’en tirer.
Le lendemain c’est le bazar en haut. Les méchants ne reviennent pas pendant 2 jours et j’ai compris que Marc s’était enfui, il est trop fort ce gars-là !
Mais après c’est moi qu’ils viennent chercher et ils m’emmènent là haut et commencent à m’harnacher comme l’autre fois.
J’ai une 2ème piqûre malgré mes « mots doux » (Papa aurait été fier de moi j’en suis sûr, maman un peu moins) envers la méchante dame.
Puis quand j’émerge j’entends des voix bizarres comme si les gens parlaient au ralenti.
Il est vaguement question «d’un prince, d’un processus d’inversion et d’un prince qui voudrait pas avoir 100 ans d’un seul coup»…
‘comprends rien quoi…
Mais avant qu’ils aient le temps de terminer, quelqu’un les alerte qu’il y a des visiteurs et ils me laissent en plan.
J’ai une seule main d’attachée alors j’essaie de me détacher. C’est pas facile mais je réussis !
Je me faufile difficilement à travers une fenêtre à barreaux et je me retrouve dans la cour même si je suis franchement pas en grande forme.
Cherchant désespérément un moyen de partir loin et vite, j’entends les chevaux et j’essaie de me hisser sur l’un d’eux.
Catastrophe ! Il part au galop en me traînant derrière lui, tout paniqué et tout meurtri. Toutes mes pensées sont partagées entre maman et Théus jusqu’à ce qu’au bout de mon calvaire je n’aie plus de pensées du tout…
10:03 Publié dans Personnage : Alfonso (7 mers) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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