28.04.2009

Avalon 1684 episode 3

 

le cœur de mon ennemi

 

 

 

Après un voyage assorti de discussions parfois âpres mais surtout animées, Mac B et M-J arrivent sur les terres des Blackstone. Les Blackstone sont des nobles appréciés et partisans d’Elaine, dont les affaires se situent principalement dans  le bois tiré de la forêt qui jouxte leur domaine et celui des associés de lord Blackstone. Le père de la jeune fille disparue l’année précédente, Eléonore Grant, est par ailleurs l’un des associés de lord Blackstone, et son domaine jouxte aussi la forêt en question.

 

  La 1ère rencontre avec la famille de Margaret nous apprend que lord Blackstone a épousé la mère de la jeune fille il y a quelques années et qu’il l’a acceptée naturellement comme sa propre fille. On le connaît justement comme un bon mari et comme un bon père. Les Blackstone sont des gens riches et sans problèmes.

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Les enquêteurs sont plutôt bien accueillis par la famille inquiète et il n’y a pas de signe de tension palpable si ce n’est le stress inhérent à la disparition.

 

Margaret aurait disparu à la suite d’une ballade à cheval avec sa mère. Le cheval serait rentré le lendemain de la disparition, à l’aube. Une visite près de l’endroit ou la jeune fille a été vue pour la dernière fois n’apprend rien de plus, d’autant plus que la forêt et le lac représentent une superficie assez vaste.

 

Plusieurs pistes peuvent s’offrir et Mac B n’en néglige aucune :

-la piste « familiale » : eh oui c’est ce que les enquêtes criminelles révèlent le plus souvent. La famille proche est très souvent coupable pour diverses bassesses.

D’autant plus qu’on dit souvent que lord Blackstone était très proche de sa belle-fille de quinze ans…

-la piste du rôdeur : une mauvaise rencontre en forêt ou près du lac n’est bien évidemment pas à exclure

-la théorie du complot : qui pourrait avoir intérêt à nuire aux Blackstone, après avoir fait disparaître la fille Grant ?

-la piste de l’amoureux éconduit

-et pour finir la piste Sidhe : en Avalon, les sidhes  sont très présents et il n’est pas improbable que des esprits de la forêt ou du lac soient derrière ces affaires de disparition.

 

Suite à la fouille de la chambre de l’adolescente, un journal intime est découvert et c’est Mary Jane qui s’y colle pendant que Mac Bullet rend visite au shérif, en quête de renseignements sur les rôdeurs éventuels .

 

Du côté de William, on apprend qu’il y a bien le vieux Peterson qui vit en ermite dans la forêt, mais rien de trop bizarre dans ce comté bien tranquille. On est donc bon pour une visite de la cahute du bonhomme.

M-J, quant à elle, découvre qu’après un début de journal intime bien peu intéressant on arrive à un tournant intéressant : en effet, la jeune femme parle avec insistance d’un homme fort et protecteur avec qui elle se sent bien et avec qui elle veut faire sa vie. Le syndrome d’Œdipe  n’est pas bien loin…

 

Lors de la visite de la cahute de Peterson, Mac B ne trouve apparemment rien de plus qu’une cabane crasseuse de braconnier et un personnage bien peu disposé à dire quoi que ce soit. A part des talismans faits main, pas grand chose de plus si ce n’est un bracelet un peu trop « classe » et qui fait un peu tâche dans l’environnement.

Interrogé, Peterson rétorque qu’il a trouvé  le bracelet sur un cadavre et que « c’est po un cadav’ qu’on r’cherche hein ? »

Mac B et le shérif se font donc emmener là ou la bracelet a été trouvé et découvrent  au bord du lac le corps lesté d’une jeune fille en décomposition et ayant le visage et une partie du corps abîmé par les prédateurs.

A charge pour le docteur de faire pratiquer une autopsie.

 

Peterson soupçonné, il révèle une chose intéressante aux enquêteurs : il a toujours trouvé bizarre la disparition d’Eléonore Grant alors que lui la voit très souvent lorsqu’il va faire ses affaires à la ville d’à côté. En effet selon lui, l’épicière Mme Gomes n’est autre que la première jeune fille disparue.

 

Finalement ces parties de l’enquête auront révélé des éléments nouveaux, à savoir que si ce frappadingue de Peterson n’a pas menti (et n’est pas l’assassin idéal…) :

-si Eleonore Grant n’a en réalité pas été tuée ou enlevée, alors on a affaire à un copycat et pas à un tueur en série. L’assassin se serait servi de la première disparition pour faire croire à la même affaire.

-Le journal de la jeune fille met en lumière la possibilité d’une idylle entre Blackstone et sa belle-fille, ce qui fait qu’il aurait pu la tuer, soit par préméditation soit lors d’une dispute qui aurait mal tourné.

-A la grande surprise de Mary Jane, Mac B révèle une autre option : Mrs Blackstone pourrait très bien avoir découvert les sentiments de sa fille et/ou de son époux, et intervenir d’une manière ou d’une autre. En effet, connaissant bien les tréfonds de l’âme humaine et ce qu’une personne amoureuse est capable de faire pour ne pas perdre son leadership…

 

Concernant le cadavre il est finalement identifié par Mr Blackstone comme étant celui de sa belle-fille et le bracelet est bien à elle. L’homme est effondré et l’instinct de William lui dicte que ce n’est pas le coupable, d’autant que les témoignages des différents domestiques n’indiquent pas grand chose sur ce type de soupçons.

 

N’ayant pas de preuve à proprement parler, William et Mary Jane se rendent dans la ville voisine d’Aurora pour vérifier les dires de Peterson à propos de Eléonore.  Ce qu’ils savaient déjà c’est que la jeune fille avait un tempérament assez affirmé et qu’elle était en désaccord avec son père concernant son mariage.

Après une petite enquête et l’achat d’ingrédients pour cuisiner un cheese cake  (réalisé d’ailleurs pour de vrai par votre humble serviteur afin que Mac B puisse gagner son premier point dans la compétence cuisine… lol…), William et Mary Jane posent la vraie question et obtiennent leur réponse : oui Mme Gomes est bien Eléonore et elle autorise les chevaliers à informer son père qu’elle est toujours en vie.

 

Après l’enterrement de Margaret, William et Mary Jane quittent les terres des Blackstone en leur disant qu’ils vont faire leur possible pour faire avancer l’enquête mais en leur révélant enfin l’existence du journal de la jeune fille, qu’ils emmènent avec eux pour une étude plus approfondie.

Apparemment les époux sont surpris mais d’après ce que pense William c’est à partir de maintenant que les choses peuvent évoluer dans les relations entre eux… et aboutir à des révélations.

C’est aussi parce que Mac B est expérimenté qu’il préfère prendre un peu de recul par rapport à cette affaire : il sait bien que porter des accusations sans preuve qui plus est contre des alliés de la reine peut porter préjudice à la couronne, alors autant mieux maîtriser le sujet et en référer au champion de la reine.

 

Et c’est donc le retour à Carleon alors que Mac B et MJ ont eu durant la durée de l’enquête des discussions toujours aussi houleuses, que le Mac B personnage a raté un cheese cake et donc perdu un pari avec MJ concernant l’importance de la cuisine dans un couple et que leur collaboration en est venue aux mains lorsque MJ lui a donné une claque lors d’une réponse cinglante de William à ses petites bassesses, genre :

« moi en ce qui concerne ma fille, j’en suis pas au point de tirer sur tout ce qui bouge et me mettre une balle… » « PAF ! »

N’empêche, on se sera bien amusé, dès que je peux je vous livre l’autre partie du scénario, ou l’on verra qu’il faut vraiment aller très loin pour trouver ce qu’il y a dans le « cœur de mon ennemi…. »

Ah, au fait, pour conclure, moi au moins j'ai réussi mon cheese cake !

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Pour en conclure avec l’affaire Blackstone

 

Mac B et m-J sont donc revenus à Carleon. William se dit qu’après lui avoir montré la recette du cheese cake, M-J a toutes les cartes en main pour se faire enfin véritablement aimer d’Anthony, même si il trouve que ce dernier a vraiment des goûts de chiotte quand même…

Bref, les affaires reprennent de façon plus classique pour William, l’été passe et c’est le départ de Clara pour son école de droit. Fini le temps de l’innocence, bienvenue dans la cour des grands, william laisse donc sa fille de 18 ans vivre sa vie d’étudiante…

 

Un soir, alors que la maison est (trop) calme, William entend frapper à la porte et se retrouve face à Marie Jane, armée et le regard fou.

La réaction de William est immédiate : il claque la porte et crie : « tout le monde à terre ! » (les  réflexes ont la vie dure…). Puis il se ressaisit et ouvre prudemment la porte en demandant : « euh oui Marie-Jane, c’est à quel sujet ? »

 

Toujours l’arme au poing, M-J, tremblante, révèle à William qu’elle vient de se faire plaquer par Anthony, qu’il lui a dit qu’il ne l’aimait pas et que donc sa vie est foutue et que c’est de sa faute (de toutes façons les Mac Bullet c’est un peu comme les chevaliers d’Elaine en général :

« quand tout va bien c’est jamais grâce à eux, mais quand ça va mal c’est toujours de leur faute »)

A force de « négociations avec un forcené puissance 10 », William réussit enfin à lui faire lâcher son arme et prend sur lui d’aller parler à Anthony, alors que mJ se repose dans la chambre de son « ennemie jurée », Clara (c’est fou les hasards  de l’existence quand même…)

 

Mac Bullet se rend donc chez son ami le juge qui semble peu enclin à accepter de parler de MJ malgré tous les bons jets en compétence marieuse de sir Mac B. Il réagit par contre immédiatement au fait qu’elle ait débarqué chez les Mac Bullet armée et dangereuse.

Il vient donc la chercher. Mac B apprendra par la suite qu’ils se sont remis ensemble pour l’instant…

 

Un matin, Mac Bullet est convoqué par Lawrence Lugh, le champion de la reine car il y a du nouveau dans l’affaire Blackstone : en effet Lady Blackstone est présente et elle a des révélations à faire…

Et elle vient faire part aux enquêteurs de ses doutes concernant son époux. William se dit que le piège qu’il a tendu est peut être sur le point de se refermer. En effet, il avait décidé de laisser la situation se décanter par elle-même sachant qu’en général le meurtrier finit par se trahir…

 

Lady Blackstone révèle qu’elle soupçonne de plus en plus son mari d’avoir assassiné sa fille. Elle commence à avoir des doutes sur ses intentions réelles, certaines choses lui sont notamment revenues en mémoire, et elle peut aussi apporter le témoignage de domestiques montrant que Philip était plus proche de sa belle fille qu’il ne l’aurait du.

De plus le soir de la disparition de Margaret, il est rentré plus tard que prévu. Lady Blackstone se montre effondrée mais elle dit avoir confiance en la justice d’Elaine.

Ca tombe bien, se dit William, car les témoignages qu’elle dit avoir de ses domestiques ne cadrent pas avec ceux que lui a recueilli il y a quelques temps, les domestiques n’ayant rien remarqué de particulier…

Une enquête approfondie auprès d’eux révèle que si ils se souviennent de quelque chose c’est qu’ils ont aidé en cela par lady Blackstone, donc c’est bien la preuve qu’on ne peut pas prendre ça en considération.

 

Par contre c’est sûr que pour William l’étau se resserre autour de Lady Blackstone, il est temps de passer à l’étape de la confrontation. Il est temps de voir si ses soupçons sont fondés concernant la jalousie supposée de la mère et l’innocence de lord Blackstone, que Mac B a du mal à voir en coupable.

Il le convoque donc pour l’informer des soupçons que sa femme fait peser sur lui et pour vérifier ses dires par rapport au fait qu’il soit apparemment rentré plus tard que prévu le soir de la disparition.

 

Atterré, Philip explique qu’il est rentré à l’heure habituelle et qu’il n’a jamais été question pour lui de rentrer plus tôt ce jour là, et que jamais ô grand jamais il ne s’est passé quoi que ce soit entre lui et Margaret. Convaincu de son innocence (l’expérience des interrogatoires est un bien précieux), Mac B lui explique qu’il a convoqué également sa femme afin de mieux pouvoir la confondre.

 

Bouleversé, Philip accepte le plan de William qui lui explique en même temps qu’à Mary Jane qu’il va devoir adopter une stratégie d’interrogatoire assez particulière pour  arriver à ses fins. Il va se mettre dans la tête du tueur pour lui parler d’égal à égal et le faire avouer clairement ses actes. En bref ce qu’il va faire va certainement le choquer tous les deux mais il leur demande de ne pas intervenir dans son argumentation.

 

En bref, William va utiliser la méthode « Tony Hill » : Tony est psychologue dans la série britannique « la fureur dans le sang » et résout les crimes en se mettant dans la tête du tueur pour percer ses motivations à jour… Compétence adoptée par ma mj et utilisé donc pour la première fois par Mc B…

 

Lady Blackstone se rend donc « innocemment » à la convocation de William et se retrouve face à William, M-J, Philip et Lawrence Lugh pour la confrontation finale et le dénouement de cette sordide affaire…

Surprise par la présence de son époux, celle-ci reste imperturbable durant une partie de l’entretien puis craque face aux assauts d’un Mac Bullet devenu volontairement monstrueux et glorifiant le comportement criminel de Lady Blackstone, la faisant admettre qu’elle avait tué sa fille par jalousie car elle avait peur qu’elle ne la supplante auprès de Philip.

Ainsi elle l’avait tué pour être sûre de garder son époux auprès d’elle, pour éliminer celle qu’elle croyait devenue sa rivale.  De plus si elle a fini par el dénoncer c’est qu’elle ne supportait pas l’idée qu’il vende le domaine, cela prouvait qu’il était encore attaché à Margaret alors qu’elle avait réussi à la rayer de sa vie de mère…

 

Effondré, Philip voit sa femme se faire arrêter sans qu’elle ne  laisse transparaître le moindre remords quant à ses actes.

A bout de nerfs, William se précipite dans le couloir pour aller vomir, sous les yeux de M-J., disant juste « putain de merde, je déteste avoir raison… » 

Cette affaire résolue, William apprendra par la suite le départ de Philip, qui vend effectivement la propriété pour aller tenter sa chance ailleurs...

 

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