22.10.2009
suite des aventures de Brandon
Hier soir nous avons continué la partie de 7 mers aves notre valeureux ami Charles Brandon. Voici donc en lien pour vous le second volet de cette aventure alternative :
"la Pierre de Fail"
1694... 26 ans sont passés, et qu'est-ce que j'en ai fait ? Mes souvenirs affluent au fur et à mesure. Mon amour pour Sarah Marshall, notre fille Margaret, le meurtre de Sarah par l'éventreur de Surluse, qui s'était révélé être un des "grands chevaliers" d'Elaine... Ma haine farouche pour la souveraine et ses institutions, ma participation au complot et à la mise à mort du rêve initié par celle-ci...
Ces 26 dernières années m'ont vu épauler Gaines dans sa conquète du pouvoir puis son exercice. J'ai essayé de l'aider du mieux possible mais je me rends bien compte maintenant à quel point je suis aigri et fatigué de ce travail incessant et que je trouve en définitive si infructueux. En essayant de conseiller efficacement Gaines, j'ai fermé les yeux sur certaines lâchetés dont je suis loin d'être fier, et je me rends compte maintenant que la mort imminente de mon meilleur ami réveille ces vieux démons.
Nous avons brisé sciemment le rêve d'unité initié par Elaine entre Sidhes et humains, nous avons foulé aux pieds nos plus anciennes croyances et n'avons pas su résister ni au retour des thalusiens nià la main-mise de l'inquisition sur les royaumes théans encore en état de combattre. A 49 ans, je sais que j'ai raté les principales étapes de mon existence et qu'en dehors de mon ami mourant et de ma fille Margaret il n'y a plus rien qui me retienne véritablement au chateau.
Dans la nuit, on vient me réveiller pour m'anoncer la mort de Gaines. Je m'en vais donc me receuillir devant mon vieux complice et soutenir sa veuve et ses 2 fils. Le plus douloureux dans cet épreuve est sans doute de sentir Henri à fleur de peau, tentant de se consacrer devant nous à la mort de son père mais ne pouvant empêcher ses yeux de briller de cette ardeur que nous avons forgé son père et moi. Henri sait que son heure est venue, qu'il va accéder au trône et se trahit bien évidemment lorsqu'il me dit qu'il souhaite me voir dès l'aube afin de préparer la transition au plus vite ; afin de succéder à son père la plus efficacement possible. Sa mère lui fait bien remarquer qu'il peut attendre quelques jours mais je ne suis guère surpris de sa réponse. Tout à mon chagrin et mon inquiétude, je préfère ne rien répondre d'autre si ce n'est que je serais bien présent à l'aube...
Henri m'accuelle dans le bureau de son père, tourbillon d'envies, de volontés à faire accomplir. Nous commençons d'abord par l'enterrement de son père, qu'il veut somptueux quoiqu'un peu moins que son couronnement à venir. Je sais pertinemment que pour un pays saigné à blanc, ces couts supplémentaires seront catastrophiques mais je le sais trop vaniteux pour que j'aborde ce sujet avec lui. Nous en venons à des discussion de politique extérieure : Henri est plus qu'intéressé par la situation en Inishmore : ce bastion résistant encore et toujours -et aux thalusiens et à l'inquisition- le fascine ; et il désire en faire son 1er cheval de bataille.
L'inishmore étant soumis à un blocus depuis déjà un moment, son plan est de soumettre définitivement la province. Il m'annonce que 150 bateaux partiront de la Castille en renfort pour se préparer à attaquer l'île. Il va proposer à la reine Layleen d'Inishmore un marché simple : soit elle l'épouse pour sauver son peuple et elle accepte l'annexion pure et simple de son pays (et de facto la présence de l'inquisition), soit l'Inishmore sera annexée par la force et l'affaire se finira dans un bain de sang...
La discussion prend alord un tour plus personnel car je fais comprendre au roi que je ne suis pas dupe de son attitude vis à vis de ma propre fille : alors qu'il avait promis le mariage à Margaret, il est prêt à s'engager dans un mariage d'intérêt dès le premier jour de son règne, ce qui témoigne à mon sens du peu de considération réelle qu'il peut avoir en définitive pour elle. Henri me rétorque qu'il est prêt à garder Margaret comme sa favorite, ce à quoi je lui réponds fermement qu'il n'est pas question que ma fille fasse office de prostituée. Vu qu'il privilégiera un mariage d'intérêt, autant que ma fille ait la chance de connaître un mariage d'amour.
Nous discutons ensuite de notre éventuelle future collaboration, et je lui avoue franchement qu'après 26 ans d'exercice du pouvoir, je m'imagine mal le seconder aussi efficacement que j'aie pu le faire auprès de son père. Il est tout à fait d'accord avec moi, il préfère effectivement partir avec des idées un peu plus jeunes, ce que je considère comme extrêmement raisonnable. Son frêre Piram occupera dorénavant mes fonctions. Quant à moi j'ai une idée derrière la tête concernant l'Inishmore et j'accepte avec intérêt une place de conseiller spécial ocasionnel qui me permette d'accompagner Piram dans les négociations avec la reine Layleen.
Après avoir annoncé ces nouvelles à ma fille, bien évidemment très remontée contre Henri, je conclus nos discussions par l'annonce de notre déménagement dans l'une de nos propriétés à l'extérieur de Carleon, ce qui nous évitera d'être sous l'influence directe du roi, auquel je ne fais pas confiance. Je lui annonce également qu'elle part avec moi en Inishmore...
(en construction)
10:06 Publié dans jeu :7 mers / Avalon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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