17.06.2009

Le retour d'Alfonso

Eh oui, je l'avai promis et même longremsp après je ne me dédis point, voici la suite des aventures d'Alfonso, le début de l'épisode 5 : révélations. Bonne lecture !

Alfonso épisode 5 : révélations

Je suis retourné par la suite à San Cristobal ou j’ai continué à m’entraîner à l’escrime avec un ami proche de Don Andres, Don Diego de la Vega.

L’entraînement était rude mais je progressai de jour en jour, j’avais tellement envie de devenir moi aussi un bretteur d’exception.

A force de nous fréquenter quotidiennement, mon maître devint mon ami et un jour j’ai enfin réussi à le surprendre et donc à gagner, ce dont il fut très fier.

Cela coïncidait avec un moment ou je devais partir rejoindre Don Andres dans son domaine.

 

A mon arrivée, mon tuteur avait la mine assez sombre. Il me parla alors de ses désaccords avec le roi et du comportement de celui-ci vis à vis de son épouse et de son fils.

Déjà bien trop sous la coupe de Verdugo depuis ces derniers mois, Salvador n’en finissait plus de déverser sa colère envers son frère ressuscité sur son entourage.

Son fils infirme était pour lui la conséquence logique de sa mauvaise fortune et il ne supportait plus sa présence.

 

La situation était donc extrêmement difficile pour la belle Maria Soledad, ce qui faisait bouillir Don Andres, et moi aussi.

La belle avait toujours été si gentille avec moi, là j’étais en rogne, et aussi très inquiet…

 

Notre inquiétude redoubla lorsque Don Andres apprit la disparition de mon maître, Don Diego.

Nous apprîmes qu’il avait été arrêté par l’inquisition.

Je devinais alors que Don Andres avait des chose à me révéler et qu’il était temps que nous ayons une discussion d’homme à homme.

Il me demanda alors jusqu’ou j’étais aller pour défendre la Castille et son peuple.

Ma réponse sembla lui convenir car je répondis sans hésitation que je mourrais pour mon pays.

 

Il me parla alors de l’histoire cachée de la Castille et de la légende d’El Vago…

 

 

L’influence de Verdugo et la disparition de Rodrigue avait guidé les défenseurs de la liberté de la Castille à élaborer un plan pour s’opposer au cardinal.

L’idée d’un héros du peuple fut alors retenue : El Vago était né et ce héros solitaire se joua de nombreuses fois de l’inquisition, réussissant des actions toujours plus audacieuses et humiliant régulièrement Verdugo.

La légende perdurait depuis des années maintenant, même si le héros s’était fait plus discret dernièrement.

 

A ma grande surprise, qui à y réfléchir n’en était plus réellement une plus la discussion avançait, Don Andres m’avoua être l’instigateur de la naissance de cet El Vago.

Il m’avoua aussi qu’il avait été l’une des personnes  avoir porté ce costume.

 

L’une des personnes ?

Cela voulait dire –il me l’avoua-  qu’il n’y avait pas qu’un seul homme sous le costume d’El Vago…

En effet, Don Diego et lui faisaient partie de ce groupe de personnes qui avaient tour à tour endossé le costume du héros, permettant à El Vago de ne jamais être arrêté, même si Don andres lui-même fut inquiété par Verdugo en raison d’une blessure compromettante, n’étant finalement sauvé que par un autre El Vago.

 

Le souhaitant du plus profond de mon âme, je faisais dorénavant partie de la société secrète portant le nom du héros de mon enfance et mon envie d’aider la Castille était plus forte que jamais.

A ma demande, Don Andres me confia –bien qu’avec hésitation tant il avait peur qu’il m’arrive quelque chose- ma première mission. Je devais me rendre à Cité Vaticine afin de rencontrer une certaine Graziella, étudiante en théologie proche de Verdugo.

Je devais par tous les moyens recueillir des informations concernant les cachettes qu’utilisait Verdugo pour emprisonner ses prisonniers politiques.

Ainsi nous augmenterions nos chances de  libérer Don Diego et d’emêcher Verdugo d’apprendre enfin le secret d’El Vago.

 

Je réussis à mener ma mission à bien, déployant des trésors de séduction pour entrer dans le lit de la courtisane que je trouvais ma fois très belle autant qu’intelligente.

J’appris d’elle par des questions détournées que l’endroit que Verdugo affectionnait le plus ces temps ci était une île se nommant l’île du silence. J’appris aussi ou elle se trouvait.

 

Prenant congé en excellents termes (ah, le jeu de la séduction !), je revenais voir Don Andres et lui fit mon rapport.

Nous discutâmes un moment du plan de sauvetage que nous pourrions mettre en œuvre mais Don Andres était inquiet de la marche à suivre.

Il hésitait encore à emmener un jeune homme avec lui sur l’île du silence, d’autant que des libérateurs éventuels devaient être attendus de pied ferme.

 

C’est alors que j’eus l’idée la plus folle de ma courte existence : et si nous organisions une diversion à Cité Vaticine pour que les yeux de l’inquisition soient plus préoccupés par ce qui se passait à la capitale que sur l’île du crâne ?

Et si ? Et si El Vago était lui-même l’instigateur de cette diversion, effectuant un retour triomphal aux yeux du peuple ?

Et si pour cette courte mission j’endossais moi-même le costume de ce grand héros pour permettre à Don Andres et ses alliés d’aller secourir don Diego ?

 

L’idée était folle, ce que ne manqua pas de me faire remarquer Don Andres, mais elle en manquait pas d’avantages ni d’ingéniosité.

Nous avons encore dégrossi le plan et avions abouti à cette mouture finale :

El Vago s’introduirait dans le bureau du roi, s’entretiendrait avec lui par rapport aux raisons de son retour (le comportement injuste de Salvador et les conséquences sur son propre pays et sa famille) et partirait de manière à être vu de tous tout en se ménageant un espace pour fuir en laissant le masque comme trace de son passage.

Avec l’aide de Maria Soledad pour pénétrer dans le bureau du roi, cela semblait possible…

 

Nous restait maintenant à jouer ce scénario !!!!

 

Il va sans dire que j’ai laissé ma mj favorite sur le derrière en ayant détruit le scénario qu’elle voulait me faire jouer et en l’envoyant avec force improvisation sur un chemin complètement différent, mais ça me semblait tellement jouissif !

J’avais trop envie de porter enfin le costume du grand El Vago !

 

petite précision

J'ai reçu un commentaire sur un post précédent qui malheureusement ne correspondait aucunement ni à cette fameuse note ni aux autres sujets traités sur ce blog. Je comprends tout à fait le besoin qu'on peut avoir de parler de la crise et de ses inquiétudes et de vouloir être lu et entendu, voire compris. Seulement voilà : le mieux serait de le faire sur des blogs ou des sujets qui lui sont dédiés plutôt que de balancer des commentaires copier-coller sur tous les blogs que l'on peut consulter (je pense que c'était le cas).

C'est un sujet majeur, il est clair qu'on en parle tous et qu'on a besoin d'en parler, mais faisons le au bon endroit et évitons les "hors sujet" : en commentaire à un sujet "nouvelle star", l'intérêt est plus que dilué... Faisons le ne serait-ce que par respect pour les autres, qu'ils soient auteurs ou lecteurs de blog.

Mais bien au contraire, rien ne vous empêche des commenter à loisir, à condition peut être d'échanger sur les sujets ouverts sur ce blog, c'est plus facile pour la compréhension !... ;) Bonne journée !

16.06.2009

enfin un peu de racontage...

Au repos forcé à la maison pour encore une journée je profite d'un moment de meilleure forme pour cloturer enfin mes écrits sur la partie 7 mers : Avalon 1684. En voici donc le dernier volet ! Bonne lecture.

Ces prochains jours je cloture Alfonso avant de passer à mon bon ami Gennaro ou j'aurai par contre un travail d'écriture beaucoup plus conséquent...

Mon beau père et moi

 

La fin de cette année 1684 fut riche en évènements quoi que globalement moins dramatiques. Alors que la vie au château et à Carleon en général suit son petit cours tranquille, les jours et les nuits de notre ami le juge ne se ressemblent guère, pauvre Anthony…

Après s’être remis avec notre grande amie Mary-Jane pour de mauvaises raisons, soyons franc, leur couple bat de nouveau de l’aile. En effet, Anthony ne s’est jamais remis de la mort d’Aleel, son grand amour et Mary-Jane se désespère de la situation… Vu que son compagnon a toujours sur lui la croix que lui avait donnée Aleel et que c’est la seule chose qui  puisse le raccrocher à elle, elle va finir par faire une grosse boulette… Elle lui pique durant son sommeil et s’en va le balancer dans le port de Carleon ! (non mais quelle co***…)

Vous devinez bien que notre ami Anthony va cette fois la jeter pour de bon et que le pauvre Mac Bullet ne va rien pouvoir faire pour arranger les choses…

 

D’ailleurs ce n’est pas comme si il avait que ça à faire le pauvre… En effet il est tout de même préoccupé par les débuts de sa « petite » fille à l’école d’avocats. En effet, malgré tous les efforts qu’elle a pu déployer, c’est plus que difficile, d’autant plus que ses congénères sont loin d’être sympa avec elles.

A vrai dire la situation dégénère véritablement au moment des partiels, quand Mac B et sa femme découvrent qu’elle n’a pas pu les passer correctement du fait que ses colocs lui ont piqué ses lunettes, sans lesquelles elle ne voit rien. Enervement, crise de nerf, maman et papa Mac Bullet s’énervent et violentent quelque peu (c’est de bonne guerre) les jurés intransigeants… jusqu’à l’arrivée d’Anthony qui, lui aussi, fait partie du jury et qui –quoique passablement énervé- leur garantit l’équité du scrutin et leur assure que Clara ne s’est pas si mal débrouillée que ça…

 

La fin de l’année arrive donc avec toutes ces émotions et les affaires en cours et le réveillon du 31 réserve une surprise à papa et maman Mac Bullet. En effet, Clara leur demande si elle peut venir accompagnée de son petit ami…  William est bien sûr aussi choqué à l’idée que sa « toute toute toute petite » fille soit déjà en âge de fréquenter des garçons à seulement bientôt 18 ans accepte bien entendu pour lui faire plaisir même si il rumine auprès de Sarah en espérant que Clara ne lui ramènera pas un « bon à qu’dalle ».  Le repas arrive donc et Clara arrive donc au repas au bras… d’Anthony !!!!

 

Et là : « schrkzzzt…. Zzzzzztttttkkkkkkkkffffff » Mac Bullet est sous le choc. Voici donc le nouveau petit ami de sa fille. Et c’est sous une ambiance assez tendue que d’autres révélations pleuvent : en effet, Clara va non seulement arrêter ses études de droit et reprendre sa place au chateau comme précédemment mais surtout elle et Anthony ont pour projet de se marier au plus vite…

 

William -à la limite de la syncope et ne fonctionnant plus que par rares onomatopées- voit donc Anthony lui demander humblement la main de sa fille. Après une discussion nécessaire sur la nature des sentiments du jeune homme vis à vis de Clara, Mac Bullet finit par acquiescer et autoriser cette union, quoi qu’encore sous le choc, c’est pas évident pour un papa poule de réaliser qu’on va marier sa fille… (mais bon hein… mac B sait bien que depuis ses 15 ans ce n’est pas le premier petit copain de sa fille…)

Quant au délai court pour le mariage, Mac Bullet demande si c'est parce que Clara est enceinte , ce à quoi Anthony répond qu'il a bien trop de respect pour lui et sa famille pour qu'il se passe quoi que ce soit avant le mariage. Mais il avoue qu'il a perdu trop d'années à pleurer Aleel pour vouloir encore aujourd'hui encore perdre du temps alors qu'il est vraiment amoureux... 

Anthony a donc bien défendu son affaire comme quoi il avait repéré Clara et son courage et sa volonté légendaire depuis un bon moment mais qu’il avait été définitivement séduit lors des fameux partiels catastrophiques, bref ils sont amoureux c’est le principal et surtout bonne année 1685 !