17.06.2009

Le retour d'Alfonso

Eh oui, je l'avai promis et même longremsp après je ne me dédis point, voici la suite des aventures d'Alfonso, le début de l'épisode 5 : révélations. Bonne lecture !

Alfonso épisode 5 : révélations

Je suis retourné par la suite à San Cristobal ou j’ai continué à m’entraîner à l’escrime avec un ami proche de Don Andres, Don Diego de la Vega.

L’entraînement était rude mais je progressai de jour en jour, j’avais tellement envie de devenir moi aussi un bretteur d’exception.

A force de nous fréquenter quotidiennement, mon maître devint mon ami et un jour j’ai enfin réussi à le surprendre et donc à gagner, ce dont il fut très fier.

Cela coïncidait avec un moment ou je devais partir rejoindre Don Andres dans son domaine.

 

A mon arrivée, mon tuteur avait la mine assez sombre. Il me parla alors de ses désaccords avec le roi et du comportement de celui-ci vis à vis de son épouse et de son fils.

Déjà bien trop sous la coupe de Verdugo depuis ces derniers mois, Salvador n’en finissait plus de déverser sa colère envers son frère ressuscité sur son entourage.

Son fils infirme était pour lui la conséquence logique de sa mauvaise fortune et il ne supportait plus sa présence.

 

La situation était donc extrêmement difficile pour la belle Maria Soledad, ce qui faisait bouillir Don Andres, et moi aussi.

La belle avait toujours été si gentille avec moi, là j’étais en rogne, et aussi très inquiet…

 

Notre inquiétude redoubla lorsque Don Andres apprit la disparition de mon maître, Don Diego.

Nous apprîmes qu’il avait été arrêté par l’inquisition.

Je devinais alors que Don Andres avait des chose à me révéler et qu’il était temps que nous ayons une discussion d’homme à homme.

Il me demanda alors jusqu’ou j’étais aller pour défendre la Castille et son peuple.

Ma réponse sembla lui convenir car je répondis sans hésitation que je mourrais pour mon pays.

 

Il me parla alors de l’histoire cachée de la Castille et de la légende d’El Vago…

 

 

L’influence de Verdugo et la disparition de Rodrigue avait guidé les défenseurs de la liberté de la Castille à élaborer un plan pour s’opposer au cardinal.

L’idée d’un héros du peuple fut alors retenue : El Vago était né et ce héros solitaire se joua de nombreuses fois de l’inquisition, réussissant des actions toujours plus audacieuses et humiliant régulièrement Verdugo.

La légende perdurait depuis des années maintenant, même si le héros s’était fait plus discret dernièrement.

 

A ma grande surprise, qui à y réfléchir n’en était plus réellement une plus la discussion avançait, Don Andres m’avoua être l’instigateur de la naissance de cet El Vago.

Il m’avoua aussi qu’il avait été l’une des personnes  avoir porté ce costume.

 

L’une des personnes ?

Cela voulait dire –il me l’avoua-  qu’il n’y avait pas qu’un seul homme sous le costume d’El Vago…

En effet, Don Diego et lui faisaient partie de ce groupe de personnes qui avaient tour à tour endossé le costume du héros, permettant à El Vago de ne jamais être arrêté, même si Don andres lui-même fut inquiété par Verdugo en raison d’une blessure compromettante, n’étant finalement sauvé que par un autre El Vago.

 

Le souhaitant du plus profond de mon âme, je faisais dorénavant partie de la société secrète portant le nom du héros de mon enfance et mon envie d’aider la Castille était plus forte que jamais.

A ma demande, Don Andres me confia –bien qu’avec hésitation tant il avait peur qu’il m’arrive quelque chose- ma première mission. Je devais me rendre à Cité Vaticine afin de rencontrer une certaine Graziella, étudiante en théologie proche de Verdugo.

Je devais par tous les moyens recueillir des informations concernant les cachettes qu’utilisait Verdugo pour emprisonner ses prisonniers politiques.

Ainsi nous augmenterions nos chances de  libérer Don Diego et d’emêcher Verdugo d’apprendre enfin le secret d’El Vago.

 

Je réussis à mener ma mission à bien, déployant des trésors de séduction pour entrer dans le lit de la courtisane que je trouvais ma fois très belle autant qu’intelligente.

J’appris d’elle par des questions détournées que l’endroit que Verdugo affectionnait le plus ces temps ci était une île se nommant l’île du silence. J’appris aussi ou elle se trouvait.

 

Prenant congé en excellents termes (ah, le jeu de la séduction !), je revenais voir Don Andres et lui fit mon rapport.

Nous discutâmes un moment du plan de sauvetage que nous pourrions mettre en œuvre mais Don Andres était inquiet de la marche à suivre.

Il hésitait encore à emmener un jeune homme avec lui sur l’île du silence, d’autant que des libérateurs éventuels devaient être attendus de pied ferme.

 

C’est alors que j’eus l’idée la plus folle de ma courte existence : et si nous organisions une diversion à Cité Vaticine pour que les yeux de l’inquisition soient plus préoccupés par ce qui se passait à la capitale que sur l’île du crâne ?

Et si ? Et si El Vago était lui-même l’instigateur de cette diversion, effectuant un retour triomphal aux yeux du peuple ?

Et si pour cette courte mission j’endossais moi-même le costume de ce grand héros pour permettre à Don Andres et ses alliés d’aller secourir don Diego ?

 

L’idée était folle, ce que ne manqua pas de me faire remarquer Don Andres, mais elle en manquait pas d’avantages ni d’ingéniosité.

Nous avons encore dégrossi le plan et avions abouti à cette mouture finale :

El Vago s’introduirait dans le bureau du roi, s’entretiendrait avec lui par rapport aux raisons de son retour (le comportement injuste de Salvador et les conséquences sur son propre pays et sa famille) et partirait de manière à être vu de tous tout en se ménageant un espace pour fuir en laissant le masque comme trace de son passage.

Avec l’aide de Maria Soledad pour pénétrer dans le bureau du roi, cela semblait possible…

 

Nous restait maintenant à jouer ce scénario !!!!

 

Il va sans dire que j’ai laissé ma mj favorite sur le derrière en ayant détruit le scénario qu’elle voulait me faire jouer et en l’envoyant avec force improvisation sur un chemin complètement différent, mais ça me semblait tellement jouissif !

J’avais trop envie de porter enfin le costume du grand El Vago !

 

29.11.2008

Alfonso épisode 4

Alfonso épisode 4


9 mois ont passé à San Cristobal durant lesquels je me suis considérablement endurci.
J’ai beaucoup travaillé pour rattraper mon retard scolaire et j’y ai mis du cœur à l’ouvrage ne serait-ce que pour faire plaisir à maman mais aussi pour ma propre indépendance.
Je sais que maman ne sera pas contente mais je sais pertinemment que je ne pourrais pas rester bien longtemps à mener cette existence, j’ai trop besoin de partir arpenter les chemins de théah !

La bonne surprise de ces derniers mois vient du fait que Don Andres m’a donné l’adresse d’un de ses amis qui m’a donné pas mal de cours d’escrime.
Bien sûr, entre mes petits boulots et mes cours, il a fallu que je me dégage du temps et que je convainque maman, mais le jeu en vaut la chandelle, c’est vraiment génial, et je me sens si bien une épée à la main !

Il va sans dire que je me suis aussi aguerri sur un autre plan, certaines filles de San Cristobal m’ayant bien fait comprendre que s’ennuyer était le pire des vices, mais j’ai essayé de la cacher le plus possible à maman bien sûr…

C’est à la fin d’une belle journée que j’ai eu la surprise de trouver Dan Andres en rentrant à la maison. Toujours aussi aimable, il m’a fait une sacré proposition !
Il m’a proposé ni plus ni moins de venir habiter dans son domaine. Il trouve que je suis un garçon très intéressant et il croit beaucoup en moi.
En venant habiter chez lui, il me prendra directement sous son aile et veillera lui même à mon éducation et à mes besoins.
Et il ne me cache pas que n’ayant jamais eu de fils, ma présence à ses côtés remplacerait cette absence de toujours, sa fille étant mariée depuis déjà quelques années à notre bon roi Sandoval, et donc loin de lui.

Maman a parfaitement compris qu’il était dans mon intérêt que de venir habiter chez ce grand homme et nous nous sommes arrangés pour que je puisse la voir le plus souvent possible.
Après l’avoir embrassé très fort, j’ai donc suivi Don Andres dans son domaine ou il a pris en charge et mon éducation et mon entraînement.

J’avais désormais un planning très chargé avec beaucoup de cours et aussi beaucoup d’escrime. Les journées étaient longues et fatigantes mais les bénéfices infiniment importants.
Au contact de Don Andres, je devenais un homme du monde et un bretteur aguerri.
Ce professeur exceptionnel, devenu véritable tuteur, me transformais petit à petit, et jamais je n’aurai à le regretter…

Un jour je le surpris franchement préoccupé et je vins m’enquérir de ses inquiétudes. Il me révéla alors que nous étions conviés à un événement qui allait changer non seulement la face de la Castille mais certainement celle de théah dans son ensemble.
Nous partions au plus vite pour l’Avalon…

Rodrigue, roi de Castille, disparu depuis des années, était revenu et épousait Elaine, reine d’Avalon…
Parti avec Don Andres et sa fille Maria Soledad, reine de Castille, nous avions par contre le regret de ne pas emmener avec nous le roi Salvador, qui avait décliné l’invitation de son frère.
Don Andres et sa fille étaient plutôt inquiets du refus du roi qui n’augurait rien de on pour la suite.

Mais comme il me l’avait été expliqué, Salvador avait du mal à admettre le retour de son frère, lui qui n’avait pas eu le choix de lui succéder en 1668, alors qu’il n’était qu’adolescent et bien peu intéressé par l’exercice du pouvoir.
Toutes ces années de frustration étaient revenues à la surface au vu du retour de son frère, qu’il estimait comme une trahison alors que la joie aurait du l’emporter.
Mais difficile de se mettre à la place du jeune souverain, d’autant plus que Verdugo était de plus en plus proche de lui.

Nous passâmes donc quelques jours merveilleux en Avalon ou j’eus l’occasion de rencontrer la plupart des têtes couronnées et hauts dignitaires de Théah.
Puis nous rentrâmes en Castille ou je poursuivis mon entraînement tout en travaillant, avant de retourner à cité Vaticine en compagnie de Don Andres.
Là, je revis rapidement Conception mais j’appris qu’elle allait être envoyée par son père dans un couvent pendant 1 année entière afin d’expier ses mœurs libertines et être digne de toucher l’héritage de son père.
Pour la jeune femme qui avait le diable au corps, cela promettait une année en enfer…

C’est à Cité Vaticine que maman fit la connaissance de Christian, un beau castillo-montaginois, frère de Conception.
Il lui parle mariage, enfants, bref elle est complètement sous le charme…
Le malheur est qu’apparemment il avait les mêmes mœurs dissolues que sa sœur…
… je devais donc mener mon enquête, à mon grand dam pour maman…

Et mon enquête ne me rassura guère. Je suis allé voir Conception pour me renseigner, savoir si son frère était comme elle soumis à une condition pour l’héritage.
C’est tout naturellement et avec un sourire mutin que la belle me répond, sans vouloir causer de tort à son frère, bien entendu, que –oui- son frère est bien entendu soumis à certaines conditions pour hériter…
… notamment épouser une jeune femme si possible de condition modeste et lui faire un enfant avant que l’année soit écoulée…

Ainsi donc le Christian est un fourbe et il se moque bien de faire du mal à ma pauvre maman ! grrr !

Ni une ni deux, je vais de ce pas avoir une conversation avec ce malotru qui se contente de nier et de faire le beau parleur.
Je lui laisse donc un ultimatum : soit il avoue tout à ma mère dans la journée soit c’est moi qui lui en parle.
Il me prend alors parle col en me traitant de sale gamin et en m’affirmant qu’il fera bien ce qu’il veut.
Ce à quoi je lui répond en me dégageant –le regard noir-que je suis tout à fait en âge de coller une bonne tannée à quelqu’un qui joue avec les sentiments de ma mère…
Bizarrement il s’en va sans demander sans reste, se contentant de bougonner…

2ème bizarrerie, le lendemain matin, ma mère arrive en pleurant en me disant que Christian a décidé de rompre avec elle. Elle a décidé de retourner à San Cristobal pour y retrouver une vie plus saine.
Que c’est dur de consoler sa pauvre mère… mais bon il valait mieux que ça se termine comme ça, je sais qu’elle trouvera forcément quelqu’un de mieux que ce faquin de Christian, fut il boulanger, charcutier...
Elle trouvera forcément un homme bien qui sera digne d’elle.

25.11.2008

Alfonso épisode 3

Alfonso épisode 3

 

Les jours suivants nous laissèrent le temps de nous y faire, Don Andres étant vraiment un hôte parfait. Il était très prévenant et il me proposa même –à notre grande surprise à maman et à moi !- de m’emmener avec lui à la cour du roi, à Cité Vaticine.
Malgré les grands signes de ma mère, qui comme signal d’alerte auraient pu rivaliser sans peine avec le phare de San Cristobal, je me laissais convaincre avec un grand plaisir.

Moi le fils d’artisan et de couturière, j’allais découvrir la cour du roi ! Jamais au monde je n’aurais pu manquer une occasion pareille.
Bien sûr, la proposition de Don Andres comprenait une légère contrepartie (je devais me laisser examiner par des amis à lui qu’il disait spécialistes) mais j’étais prêt à tout : le monde était à moi !

 

Maman ne sait pas quoi faire : pour elle il est hors de question que je me retrouve parmi les rapaces de la cour, mais moi je ne rêve que d’aventures et de rencontres.

Il me semble plus évident que jamais que les demoiselles en détresse se trouvent plus facilement à la cour qu’ailleurs, et franchement rien que de penser à la splendeur tant racontée de Cité Vaticine, je n’en peux déjà plus.

C’est ma chance, je ne peux que la saisir, comme l’a fait mon neveu Mendoza avant moi (oui les différences d’âge sont un peu compliquées dans la famille…).

Je ne sais si je pourrai vivre la quart de la moitié de ses aventures, mais tout en moi souhaite découvrir le monde qui m’entoure.

Je l’annonce donc à ma maman, qui n’est pas d’accord mais qui s’incline finalement au vu de ma détermination polie mais irréductible.

Néanmoins elle m’accompagnera.

 

Nous partons donc finalement pour la capitale, ou je dois retrouver mon copain Mark que j’avais entr’aperçu chez Don Andres et dont je savais qu’il avait été sauvé lui aussi, et qu’il avait grandi tout comme moi…

Rien que de penser à tout ça, j’étais drôlement agité durant le trajet. Et en plus on allit pouvoir jouer de la guitare !…

Enfin la capitale s’est présentée devant moi, impressionnante majestuosante, euh non majestueuse, pardon maman…

… mais surtout magique !…

 

Arrivé là-bas, je retrouve don Andres, qui m’accueille et m’initie à la vie de cour et me présente ses amis, qui sont très intéressés par mon « cas ».

Je passe donc une partie de mon temps à découvrir la vie de cour et à en profiter un peu et l’autre à me plier à diverses expériences au bon vouloir de Don Andres et ses amis.

 

Je retrouve aussi mon ami Mark comme convenu, qui comme moi a bien grandi, quoiqu’un peu plus, mais qui a plus de mal à accepter la situation.

Moi, de mon côté je trouve ça toujours plus extraordinaire, et ce n’est pas ma rencontre avec Conception qui va changer la donne…

 

Cette belle monto-castillane est venue m’aborder et nous nous somme gentiment cherchés quelque temps avant qu’elle ne me propose de faire plus ample connaissance…

… et je n’ai vraiment pas été déçu de l’invitation !!!

Si j’avais su, mais si j’avais su…

Je sais maintenant pourquoi papa aimait autant les femmes, une fois qu’on a été initié à de tels plaisirs comment s’en passer !!! Oh Théus !!!!

 

Par contre la colère qu’elle a piqué maman !!! Déjà que j’avais découché sans rien lui dire, mais alors quand elle a réalisé que mes vêtements étaient imprégnés de l’odeur de Conception, la criiiise !

J’en ai pris plein la tronche mais bon que pouvait-on y faire de plus ? Ce qui est fait est fait, même si Théus et ma maman si pieuse ne seront sûrement pas contents pendant encore un moment…

 

Puis mon voyage ayant touché à sa fin, nous avons quitté Cité Vaticine et toutes ses merveilles, Don Andres me souhaitant bonne continuation et me donnant l’adresse d’un ami à lui à San Cristobal qui pourrait –à mon grand bonheur !- m’initier efficacement à l’escrime.

 

Plus que jamais décidé à continuer l’aventure, et à devenir aussi bon à la guitare que Mark aussi !, je suis retourné à San Cristobal la tête pleine de merveilles et le cœur plein d’espoirs…

Je vais devenir un héros moi aussi, j’en suis sûr ! Comme mon neveu Mendoza !

Alfonso épisode 2

Alfonso épisode 2

 

Quand je me suis réveillé j’avais mal partout, c’était terrible, j’arrivais à peine à fixer le plafond.
Un plafond, tiens oui… mais je suis ou alors ? J’en sais rien, j’ai mal… mal… et me sens lourd, comme je ne l’avais jamais encore jamais été.
Puis j’ai entendu une voix douce, celle d’une dame qui me demandait si j’allais bien.
Quand je lui ai dit : « oui madame », je l’ai vu rougir.
Je sais pas pourquoi, c’est vrai que c’est une dame après tout…

Quand je lui demandai si je pourrai voir bientôt ma maman, c’est d’un air un peu surprise qu’elle m’a regardé puis elle m’a encore souri en rougissant avant de repartir.
Le « maître », comme elle me le disait, avait fait prévenir maman et il allait venir me voir.

Puis un homme est venu et il m’a vouvoyé, pourquoi ? je suis pas noble !?
Il m’a dit s’appeler Don Andres de Aldana et c’est quelqu’un de doux, qui met en confiance. Il m’a dit que j’étais chez lui et que je n’avais rien à craindre, que ma maman allait venir et qu’il fallait que je me repose.

J'ai suivi son conseil. A mon réveil j’ai eu une sensation bizarre en posant les mains sur mon visage, ça me grattait encore… mais quelle sensation bizarre, ça me piquait les doigts cette fois-ci…
Ce cauchemar n’allait il donc jamais cesser ?!!!…
Et mes mains, oh mes mains !

Le choc a failli me terrasser. Mes mains toutes fines, elle avaient grossi, grandi et quelle horreur ! Il y avait des poils dessus !
J’étais grand de partout, mes mains s’en rendaient compte : mes bras mes jambes mon torse, non seulement s’étaient développés mais étaient partiellement remplis des poils qui m’avaient fait horreur.

Un dernier détail me manquait et il me fallait l’affronter seul pour bien vérifier l’état des choses : je soulevais le drap avec appréhension et je lâchai un cri qui dut faire sauter de peur toute la maisonnée de Don Andres…

 

 

Il me fallut le temps nécessaire pour m’en remettre, me cachant sous les couvertures lorsque la ravissante et rougissante domestique de Don Andres vint vérifier que tout allait bien.
Je lui répondis alors en bafouillant tout ce qu’il m’est possible, que –oui- que j’avais du faire un cauchemar…

C’est alors que mes yeux glissèrent machinalement sur le corps de la jeune fille, que je trouvais charmante à tous niveaux, même si j’avais du mal à établir le lien entre mes pensées et les sensations nouvelles qui me titillaient.
Mon corps réagissait sans que je puisse m’en expliquer les raisons, mais ce n’était pas désagréable de la regarder en train de s’activer à faire ci ou ça. Elle avait l’air douce et je me languissais de la sentir passer près de moi, d’autant plus qu’elle souriait autant qu’elle rougissait et que je ne l’en trouvais que plus jolie.

Quand je pus enfin bouger, elle m’aida à me diriger vers le miroir. Je me sentais bizarre, j’avais l’impression de tout voir de haut et d’être lourd… lourd…
Mais ce que je vis dans le miroir me tétanisa littéralement. Hier encore, enfin y’a pas si longtemps j’étais encore un petit garçon de 8 ans et maintenant, c’était un homme que me reflétait le miroir.
Qu’est-ce que j’étais grand ! et costaud avec ça !…

 

J’en revenais pas moi-même et il me fallut me livrer à des exercices un peu bêtas de bouger devant la glace pour voir si la coordination fonctionnait réellement avec l’image que me renvoyait le miroir…
La jeune fille semblait amusée par mes singeries je me pris à penser à raison sûrement que je n’étais pas le seul de nous 2 à me trouver assez beau…

Mais mes réflexions et le jeu qui se nouait entre nos regards furent interrompus par Don Andres qui –heureux de me trouver debout- m’annonçait que ma mère n’allait pas tarder à arriver.

(Bon sang de bois ! Maman !!!…, mais qu’est-ce qu’elle va bien pouvoir dire ?…)

Effectivement, je m’étais métamorphosé en jeune homme et maman, ma chère pauvre mère (vous savez comme on est nous les castillans !) allait avoir le choc de sa vie…
En me voyant, la pauvre faillit faire une syncope passée la très légère phase d’observation digne des paroles de Linda de Suza (qui c’est ce garçon ?)

Malheureusement pour elle, ce fut l’effet « bœuf » attendu.
La pauvre se frappait la poitrine en invoquant Théus et tous ses saints, en se demandant ce qu’elle, une si pieuse paroissienne de San Cristobal et son si gentil garçon avaient bien pu faire au vénéré Théus, adoré avec tant de ferveur dans la péninsule castillane, patrie dévote si il en est…

Mais il lui fallut bien vite se rendre à l’évidence, comme moi qui avait du faire ce travail sur moi-même.
Je n’étais plus un petit garçon, j’étais un homme…
Tout l’univers de ma si jeune et charmante maman s’écroulait : c’était fini les câlins pour m’endormir et les fois ou elle allait me rassurer, un envoyé de Légion lui avait pris son seul enfant et lui avait arraché une partie de son bonheur de jeune maman…

Et rien que d’y penser j’en avais moi aussi les larmes aux yeux… une maman c’est tout pour un petit garçon : elle vous fait des câlins, s’occupe de vous au lever, au coucher, vous rassure quant vous êtes malade, et surtout ça a mille et un truc pour nous éviter les cauchemars…
Franchement sur le coup, moi aussi j’avais les boules.
Mais d’un autre côté, c’était quand même cool d’être grand, j’allais peut être EMBRASSER UNE FILLE !!!

Alfonso épisode 1

Alfonso épisode 1

 

Je m’appelle Alfonso Angel Gaspard et j’ai 8 ans.

On est en Janvier 1681.

 

Mon père Alfonso senior, que tout le monde à San Cristobal appelait affectueusement le « Pépé », est mort ces jours-ci à l’âge vénérable de 96 ans.

Coureur de jupons invétéré durant les 80 dernières années, il s’occupait malgré tout toujours bien de moi mais aussi de ma maman, Carlotta, de presque 70 ans sa cadette.

Je n’ai donc plus de papa et je suis là dans cette église toute froide, entouré de notre famille et des nombreux amis du pépé, bien que la plupart de ceux de son époque ils sont enterrés depuis longtemps.

Après on a mangé chez la mama qui nous a tous bourré de tortilla pour essayer de faire passer le chagrin.

 

Aujourd’hui j’ai fini les leçons avec maman qui a encore des travaux de couture à faire. Muni de quelques piécettes, elle m’a envoyé acheter du pain.

C’est alors que je l’ai vu, ce petit chien. Il est venu me faire la fête et il avait envie de jouer. Alors je l’ai suivi…

 

Et là, j’aurai du me rappeler des paroles pleines d’à propos de mon papa, qui me disait souvent : « méfie toi des petits cabots, y’en a qui sont gentils mais y’en a d’aut’ qui méritent rien qu’un bon coup d’tatane dans l’arrière-train ! »

Et celui-ci il l’aurait mérité, pour sûr ! 

 

Arrivé dans une impasse, le noir total… Et quand j’émerge un peu j’ai mal au crâne. J’ai l’impression d’être ballotté dans une sorte de carriole et j’entends juste quelqu’un qui dit : « il se réveille »

Et pis après c’est encore le noir.

 

Jusqu’à ce que je me réveille dans une cave humide et sombre dans la quelle je me découvre rapidement des compagnons de galère.

Il y a un garçon avec un léger accent qui s’appelle Marc Knoppfler, il dit qu’il est avalonien et –comme moi- il joue de la guitare.

Il y a aussi une petite fille qui s’appelle Lily et dans le fond de la cave, toute recroquevillée, il y a une vieille femme toute ridée qui ne nous répond pas.

 

Mark et Lily m’expliquent qu’ils ne viennent pas du même coin que moi mais qu’ils ont tous les 2 subi des trucs bizarres.

Apparemment des types louches viennent les emmener pour leur faire des piqûres une fois attachés à une table.

Et quand ils reviennent leur peau les gratte de partout.

BRRR… ça fait froid dans le dos.

 

On nous amène à manger et mes amis m’expliquent que c’est après manger que les vilains nous emmènent.

Quand je lâche des jurons dignes de mon papa concernant les filous qui nous détiennent, Marc est étonné et il me dit qu’à mon âge on doit pas parler comme ça.

Alors je lui répond que je vais faire attention, il a peut-être raison.

 

Les brigands arrivent donc et emmènent Lily malgré mes protestations, puis la ramènent le lendemain matin. L’après midi c’est Marc qu’ils emmènent puis le lendemain c’est moi.

 

Je me retrouve allongé sur une table et une femme à l’air pas commode s’approche de moi. Quand je lui pose des questions sur le pourquoi du comment des piqûres qu’elle va me faire, elle me dit qu’elle a pas à me répondre.

Alors je lui réponds qu’elle le paiera cher le mal qu’elle fait aux enfants, et quand elle me fait quand même la piqûre j’ai juste le temps de lui cracher au visage et de la traiter de morue.

 

Quand je me réveille je me sens bizarre et je vois que Marc et Lily vont de mal en pis.

Lily se met à ressembler de plus en plus à la vieille femme, qui –elle- ne semble plus trop bouger.

Marc quant à lui a la peau qui pèle de partout, il a des ongles qui tombe et il a l’air très fatigué.

Alors que Lily est de nouveau emmenée, Marc me dit que, demain, il va essayer de s’enfuir quand ils l’emmèneront.

Alors je pleure longuement ma maman et je prie Théus -malgré ma peau qui me gratte moi aussi- de réussir à m’en tirer.

 

Le lendemain c’est le bazar en haut. Les méchants ne reviennent pas pendant 2 jours et j’ai compris que Marc s’était enfui, il est trop fort ce gars-là !

Mais après c’est moi qu’ils viennent chercher et ils m’emmènent là haut et commencent à m’harnacher comme l’autre fois.

J’ai une 2ème piqûre malgré mes « mots doux » (Papa aurait été fier de moi j’en suis sûr, maman un peu moins) envers la méchante dame.

 

Puis quand j’émerge j’entends des voix bizarres comme si les gens parlaient au ralenti.

Il est vaguement question «d’un prince, d’un processus d’inversion et d’un prince qui voudrait pas avoir 100 ans d’un seul coup»… 

‘comprends rien quoi… 

Mais avant qu’ils aient le temps de terminer, quelqu’un les alerte qu’il y a des visiteurs et ils me laissent en plan.

 

J’ai une seule main d’attachée alors j’essaie de me détacher. C’est pas facile mais je réussis !

Je me faufile difficilement à travers une fenêtre à barreaux et je me retrouve dans la cour même si je suis franchement pas en grande forme.

Cherchant désespérément un moyen de partir loin et vite, j’entends les chevaux et j’essaie de me hisser sur l’un d’eux.

Catastrophe ! Il part au galop en me traînant derrière lui, tout paniqué et tout meurtri. Toutes mes pensées sont partagées entre maman et Théus jusqu’à ce qu’au bout de mon calvaire je n’aie plus de pensées du tout…

 

 

 

 

Alfonso ou le plaisir de rejouer en Castille

Ma femme est vraiment trop forte : depuis qu'on lui a offert le jeu : "les secrets de la 7ème mer" (que nous nommons "7 mers" par commodité depuis déjà bien longtemps), sa créativité ne s'est jamais trouvée prise en défaut (quelle chance elle a !) et nous avons vécu de longues et nombreuses aventures aux 4 coins du monde de Théah, étalées sur plus d'une 15 aine d'années de la vie de nos persos et sur environ 8 ans de jeu en tout.

447629fc03710.jpgL'un de mes persos, dont je vais parler en ce moment, Alfonso, a cette chose en particulier que c'est un perso de la 2ème vague, à savoir un perso de la génération d'après, destinée à remplacer ceux qui ont déjà vécu moultes aventures et dont il sera temps à un moment de ranger les feuilles. Je n'en dis pas plus sur ce sujet, je pense que j'aurais à y revenir assez souvent.

 

 

Pour Alfonso, il y a plusieurs choses que j'aime :

  • déjà le fait de pouvoir rejouer en Castille et de pouvoir exploiter encore mieux ce beau pays
  • le fait de pouvoir reprendre un perso "tout neuf", jeune, sans attache, libre de vagabonder à droite à gauche et fier de l'être (ben oui, au fil des aventures mes persos 1ère génération sont casés et fiers de l'être aussi (la faute à ma douce encore une fois ! les rôle play sont trop bons ! à se demander comment on a fait pour avoir 3 aussi beaux enfants ;) )
  • les possibilités nouvelles de rôle play liées à l'histoire telle que vous allez pouvoir la lire

Bref j'aime toujours autant jouer aux 7 mers et je sais que je m'éclaterai toujours autant que ce soit avec mes persos expérimentés qu'avec ceux qui les remplaceront dans tous les pays de théah !

Bon, ben si vous êtes prêts je vais pouvoir commencer à mettre ici la 1ère partie des histoires d'Alfonso ! Bonne journée et bonne lecture pour les intéressé(e)s !

Je vous mets aussi une photo de sa compagne de jeux, la belle Conception, que je trouve pour ma part tout à fait à mon gout !

Conception1.jpg